Note : 3/5

Résumé :
1943. Reclus dans son quartier général en Prusse orientale, terrorisé à l’idée que l’on attente à sa vie, Hitler a fait recruter des goûteuses. Parmi elles, Rosa. Quand les S.S. lui ordonnent de porter une cuillerée à sa bouche, Rosa s’exécute, la peur au ventre : chaque bouchée est peut-être la dernière. Mais elle doit affronter une autre guerre entre les murs de ce réfectoire : considérée comme « l’étrangère », Rosa, qui vient de Berlin, est en butte à l’hostilité de ses compagnes, dont Elfriede, personnalité aussi charismatique qu’autoritaire. Pourtant, la réalité est la même pour toutes : consentir à leur rôle, c’est à la fois vouloir survivre et accepter l’idée de mourir.

J’ai compté les convives. On était dix, ce n’était pas la cène.

Mon avis :
Le sujet était plus que prometteur, je fondais beaucoup d’espoir sur ce livre. J’ai été véritablement déçue. Je ne suis jamais entrée dans l’histoire, si intéressante soit-elle. Je ne me suis pas attachée au personnage principal de Rosa. J’avoue avoir été parfois agacée par ses réactions, , sa façon d’être, ses choix, ses jugements. Elle n’est clairement pas le personnage le plus attachant et j’aurais aimé en lire d’avantage sur Elfriede, Leni, Herta sa belle-mère ou Joseph son beau-père. Gregor, son mari est vite oublié, alors que son absence pourrait être le moteur de cette histoire. De même, ce travail de goûteuse devient annexe au fur et à mesure que l’on avance dans le livre. Et l’on finit rapidement par tourner autour de Rosa, son « aventure », ses états d’âmes…

L’Histoire autour du roman est intéressante, mais trop souvent remisée au second plan à mon goût. Elle n’en devient donc pas passionnante.

Enfermées dans la caserne, nous étions des soldats sans armes, des esclaves de rang supérieur, nous étions quelque chose qui n’existe pas et en effet, hors de Rastenburg, personne n’a jamais su que nous existions.

J’ai été déroutée parfois aussi par le style d’écriture. D’un paragraphe à l’autre, l’époque, le lieu, pouvaient changer, sans que l’on s’en aperçoive de suite. J’ai parfois mis une dizaine de lignes à comprendre, ce qui me faisait inlassablement repartir en arrière dans ma lecture pour reprendre avec les bonnes informations.

C’est avec lui que j’avais éprouvé pour la première fois le sentiment de bonheur. Je n’avais jamais pensé y avoir droit avant. Les cernes autour de mes yeux marquaient peut-être un destin. Et voilà qu’en démenti Gregor m’avait apporté un bonheur éclatant, entier, un bonheur à moi, comme si c’était la chose la plus simple du monde. Sa vocation personnelle.

! Attention Spoiler possible !

J’ai aussi eu pas mal de difficultés à comprendre le passage de l’explosion lors de la diffusion du film et l’attentat contre Hitler.

Je ressors de cette lecture frustrée. Dommage…

Ma mère disait que manger, c’est lutter contre la mort.

2 commentaires

  1. J’aime beaucoup votre blog. Un plaisir de venir flâner sur vos pages. Une belle découverte et blog très intéressant. Je reviendrai m’y poser. N’hésitez pas à visiter mon univers. Au plaisir.

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