Note : 3/5

Résumé :
Paraguay, 1886. Virginio Miramontes, un aventurier solitaire, est recueilli en pleine jungle dans une étrange colonie peuplée d’une poignée de familles allemandes.
C’est le projet fou d’Elisabeth Nietzsche, sœur du célèbre philosophe, et de son mari, le lugubre docteur Förster. Tous deux rêvent de créer dans ces terres vierges une nouvelle Allemagne digne de l’utopie aryenne balbutiante.
Antisémitisme délirant, plans d’expansion démesurés, cultures et commerces impossibles… Rien ne marche comme prévu, et la Nueva Germania court au désastre. La maladie rôde, la faim guette, la violence s’installe. Perdue dans ce microcosme entouré de barbelés, Elisabeth tient à son frère la chronique fantasmée de leur succès, passant ses jours à attendre les lettres de Nietzsche.

Nietzsche au Paraguay révèle une face cachée de l’Histoire, celle d’une illusion folle, présage des massacres nazis un demi-siècle plus tard.

Je pense désormais des soeurs la même chose que pensait Schopenhauer : elles sont superflues, elles sécrètent le non-sens.

Mon avis :
L’histoire était prometteuse, le sujet, une histoire vraie, était passionnant. Mais la structure du livre m’a parfois perdue…

On commence par un journal de bord, puis une partie romancée qui ne s’insère pas dans la chronologie précédente, on retrouve parfois des notices, puis d’autres parties romancées du point de vue d’un autre narrateur (Clara Schulz par exemple), puis enfin des lettres de Nietzsche à sa soeur, mais sans les réponses de cette dernière. Il y a de quoi être perdu.

L’inachèvement, c’est là que se cache la perfection. Entendez bien : pas d’achèvement sans négation; à chaque fois que s’achève l’achèvement, vous tuez des hypothèses et des éventualités : n’est-ce pas tragique cette élimination?

J’ai énormément aimé le sujet et découvrir l’histoire de la Nueva Germania. L’antisémitisme fou du Dr Förster est effrayant, tout autant que son obsession de la pureté du sang et de la race.

Être du point de vue de Miramontes est intéressant puisqu’il découvre petit à petit le pourquoi de cette colonie et les idées ahurissantes de ceux qui la dirige. Mais est-il si différent ? L’idéologie de supériorité sur laquelle est basée la Nueva Germania diffère-t-elle de la supériorité que Miramontes imposait lorsqu’il était au service de Toro Pichai ?

Un livre entre fiction et réalité qui m’aura fait passer un bon moment mais que j’aurai parfois eu du mal à suivre…

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