Note : 5/5

Résumé :
Anna a peur – de la foule, du bruit, de rouler sur l’autoroute, ou encore des pommes de terre qui ont germé… Et elle est enceinte de son deuxième enfant. Pour affronter cette nouvelle grossesse, elle décide d’aller voir une psy.
Au fil des séances, Anna livre avec beaucoup d’humour des morceaux de vie. L’occasion aussi, pour elle, de replonger dans le pays de son enfance, l’Italie, auquel elle a été arrachée petite ainsi qu’à sa nonna chérie. C’est toute son histoire familiale qui se réécrit alors sous nos yeux…
À quel point l’enfance détermine-t-elle une vie d’adulte ? Peut-on pardonner l’impardonnable ? Comment dépasser ses peurs pour avancer vers un avenir meilleur ?

Nommer les choses c’est les faire exister. Et j’ai toujours cru que si on les ignorait plutôt, elles finiraient par disparaitre.

Mon avis :
« Ciao Bella », dès que je pense au titre de ce livre, j’ai cette jolie chanson de Rose datant de 2009 en tête…

J’ai découvert ce livre sur Instagram. Il est passé plusieurs fois dans mon fil… J’étais curieuse. Le résumé me tentait bien. J’ai profité du salon du Livre de Paris pour me le procurer et rencontrer l’autrice Serena Giuliano. Serena incarne l’Italie. Elle a dans le regard cette bonté mêlée à un semblant de timidité. Je lui ai assurée que j’allais aimer son livre, elle m’a dit qu’elle espérait sincèrement. La réponse ? J’ai adoré !

Anna, le personnage principal est une jeune trentenaire, traumatisée par sa première grossesse, enceinte de son deuxième enfant, qui a de nombreuses peurs dans la vie, qu’elles soient rationnelles ou non. Elle nous raconte donc, au fil des échanges avec sa psy, sa grossesse, mais surtout sa vie en général : ce job à la banque où elle s’ennuie, sa vie avec son mari qui est son amour de jeunesse, le racisme dont il est victime et dont elle est une victime collatérale,… toutes ces petites choses qui font une vie à raconter.

Dès le début, je me suis sentie proche d’Anna (ou de Serena?). J’avais beaucoup trop de points communs avec elle : le job chiant dans la banque (que moi j’ai déjà quitté, mais pour un autre truc chiant, ça compte?), les peurs (instant confession : j’ai la peur irrationnelle qu’on me coupe les cheveux dans les transports en commun… et je ne l’explique pas), l’envie d’écrire, sans trop savoir par où commencer, le syndrome de l’imposteur, l’est de la France (l’Italie en moins pour ma part)…

-Je ne me lasse pas de votre ironie, Anna. Et comment va votre libido?
-Mal, comme tout le reste. Mon mari me trouve belle, mais il me trouve toujours belle ce con. J’ai envie de le tuer. Je ne supporte pas qu’il me touche. Mes seins me font mal, mon dos me fait mal, j’ai envie de faire l’amour comme d’aller faire du shopping chez Desigual. C’est dire. Je déteste être enceinte. 

J’ai dévoré ce livre en 2 jours, je l’ai finis en me sentant légère et apaisée, un vrai sourire aux lèvres, mais tellement triste de devoir quitter ce personnage auquel je me suis réellement attachée.

Ce livre est drôle, touchant, vrai. Serena, par le biais d’Anna évoque des thèmes de société : l’épuisement des parents, la peur d’être un mauvais parent, le racisme, la place des femmes dans l’entreprise versus celle des hommes, la Journée de la Lutte pour les Droits des Femmes, les violences faites aux femmes, le besoin de s’accomplir…

J’aime écrire car cela ne fait pas de bruit. L’écriture permet de crier en silence, de pleurer sans larmes, de communiquer sans paroles.

Malgré les moments difficiles et les peurs d’Anna, ce livre est une bouffée d’air frais en provenance d’Italie. Une invitation au voyage.

J’ai énormément apprécié cette lecture, et je suis certaine de ressortir un jour ce livre pour me plonger à nouveau dans le récit d’Anna tant j’ai aimé l’écriture de Serena Giuliano. Merci Serena de m’avoir fait rencontrer Anna.

Serena Giuliano – Salon Livre Paris 2019 – Stand Cherche Midi Editions

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